L'utilisation des prisonniers allemands sur les quais(II).
76600 Le Havre.



Le port du Havre fut le principal lieu d'emploi des prisonniers allemands, sous la direction du colonel Arolles, chef de l'exploitation du port et gestionnaire de la main-d’œuvre prisonnière allemande. Les Allemands, sur les docks, furent employés au déchargement des navires, les sous-officiers allemands servant de chefs d'équipe. Tous étaient placés sous la surveillance de sentinelles. Le nombre d'Allemands employés varia sans cesse, de 1500 prisonniers en août 1915 à 500 prisonniers en 1918. Le travail sur le port ne fut pas sans problèmes : plusieurs vols (dont des vols de nourritures) furent imputés aux Allemands, et la présence de navires neutres encouragea les tentatives d'évasion. Ainsi, en mai 1917, un détachement entier de prisonniers allemands réussit à s'enfuir par un bateau se dirigeant vers les Pays-Bas, d'où ils rentrèrent en Allemagne. De plus, certains Havrais se plaignirent au conseil municipal que le port favoriserait l'emploi des prisonniers allemands au détriment des travailleurs français. Mais l'Union des employeurs de la main d’œuvre du port réfuta cette accusation).

Source : Jean Postaire, Le Havre et sa région pendant la Guerre de 1914-1918, Mémoire de maîtrise d'Histoire contemporaine, sous la direction de Monsieur C.Vidale, Faculté des lettres de Rouen, 1970




Notice réalisée par Valentin EL et Corentin PICOT, classe de Première S1, 2013-2014.

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